Les dons et participations des Amis du Château de Blois.
L’assassinat d’Henri III par Alex Van Maasdijk (1856 – 1931)
Aquarelle 53 x 73 ( acquisition : janvier 2015 )
Cette aquarelle de grande dimension représente l’assassinat du roi Henri III à Saint-Cloud le 1er août 1589.
Le moine Jacques Clément, qui s’appuie contre un lit, vient de frapper le souverain qui s’effondre au sol. Alertés par les cris du roi (« Méchant ! Tu m’as tué »), les gardes pénètrent dans la pièce et s’apprêtent à transpercer le moine de leurs épées.
Plat Ulysse BESNARD (1826-1899) Faïence, Blois, 1877
Ce plat est un exemple de ces véritables tableaux sur faïence qu’Ulysse, fondateur de la faïencerie de Blois en 1862 . Ce grand plat circulaire présente une scène particulièrement originale dans l’oeuvre d’Ulysse : Bernard Palissy dans son atelier. (Acquisition octobre 2015 )
Plat Historie Adrien THIBAULT (1844-1918) Faïence, Blois, 1892 Diam. 46 cm
Comme son maître Ulysse BESNARD, Adrien THIBAULT aime à représenter des scènes historiques, rappelant ainsi sa filiation avec la faïence italienne d’Urbino, célèbre depuis le XVe siècle pour ses « istoriati ». En témoigne cette magnifique scène qui représente le célèbre tournoi des Tournelles du 30 juin 1559, où l’on voit Henri II tomber sous le coup mortel de la lance de Montgomery. (Acquisition octobre 2015 )
Plat Décoratif Adrien THIBAULT (1844-1918) Faïence, Blois, fin XIXe s.Diam. 50 cm
La production d’Adrien THIBAULT s’inspire largement de la majolique italienne ; cette pièce en est un parfait exemple. Ainsi une large bande de rinceaux blancs sur fond bleu imite le décor dit « a berrettino », dont Faenza s’était fait une spécialité au XVIe. Quant à la composition avec médaillon central on la retrouve fréquemment à Urbino, Casteldurante ou Deruta : cerné d’un bandeau à motif se détache au centre la figure d’un illustre Italien : Galilée, accompagné de l’inscription « Galileo Galilei / 1564-1642 ». (Acquisition octobre 2015 )
Coupe Nautile Emile BALON (1859-1929) Faïence, Blois 1897
Emile BALON succède en 1886 à ULYSSE à la tête de la fabrique : cette pièce caractéristique du style Renaissance reprend le type de production traditionnelle de son illustre prédécesseur et cousin: le décor au chiffre de François Ier, des F entrelacés sur une face et une salamandre sur l’autre, témoigne de la reprise par BALON des motifs conçus par Ulysse (Acquisition octobre 2015 )
La Fontaine de Marbre du Jardin de la Reine portant armoiries et initiales de Louis XII et Anne de Bretagne
Cette œuvre d’exception réalisée à Tours aux environs de l’an 1505, rare vestige des premiers jardins Renaissance, retrouve enfin, plus de 500 ans après sa création, la considération et la place que les facéties, les hasards ou les revers de l’histoire lui avait confisquées.
Bronze patine brune d’Eglantine LEMAITRE
Non daté, Bronze à patine brune
H : 14 cm
Chat jouant avec un baquet, réalisé par Eglantine Robert LEMAITRE, fille de Jean-Eugène Robert-Houdin, magicien et inventeur, né dans les environs de Blois.
OEuvre signé sur la terrasse et cachet de la manufacture Goldscheider.
L’oeuvre sculptée d’Églantine Lemaître est consacrée à l’art animalier ; concernant d’autres thèmes on ne connaît d’elle que quelques autoportraits. Ses sculptures animalières, souvent identifiés par leur nom, sont d’un grand réalisme
et font preuve d’une grande maîtrise technique.(Acquisition mai 2018 )
Cabinet en ébène XVII ème siécle
(Acquisition mai 2018 )
Restauration et bichonnage datant de 2017
Bon état général mais altération sur son décor de placage d’ébène à l’extérieur. A l’intérieur on note quelques décollements et manques de matières.
Opérations effectuées sur le plaquage : Collage, serrage, séchage, nettoyage, zones de manques comblées par de la cire-résine noire et enfin l’ensemble du meuble fût ciré pour harmoniser les brillances.
Pendule signée Théodore Blau
(Acquisition Janvier 2021 )
Date de création Époque Restauration (entre 1815 et 1840), Bronze Haut. 38, Larg. 27,5 cm
Pendule en bronze doré à décor d’Éros et l’abeille, la borne est surmontée d’une lyre, d’une couronne, d’un arc et d’un carquois. Une frise en bas représente deux amours, l’un fauchant les blés, l’autre tirant le chariot de la récolte.Le cadran
est entouré de cornes d’abondance et de rinceaux, et indique le minutes par un chemin de fer, les heures par des chiffres romains. Cette scène s’inspire du chant XIX de « l’Idylle » de Théocrite, une fable figurant Éros volant du miel aux abeilles.
« Down » et « Stop » groupe sculpté « Au coup de fusil », Églantine Lemaître
Datation entre 1890-1900, Bronze à patine brune H. 27cm ; L.35cm
L’idée rendue est celle-ci : au coup de fusil l’un des chiens reste droit , immobile (stop !) suivant de l’oeil un gibier blessé, perdrix ou autre, attendant qu’il tombe, pour s’élancer après le commandement : apporte ! c’est le dressage français L’autre chien s’est couché au départ du gibier écrasé au bras levé, suivant l’expression technique, c’est le « Down ! » le triomphe du dressage à l’anglaise.
(Acquisition octobre 2021)
Collection du Docteur Filloux
Acquisition de pièces archéologiques provenant de la collection du docteur Filloux, qui fouilla la nécropole gallo-romaine (Ier-IVe siècles) de Soings-en-Sologne dans les années 1930. Ce don des Amis du Château et des musées de Blois, d’une vingtaine de pièces acquises en vente publique, a permis d’enrichir des fonds de même provenance. Ces objets ont rejoint environ 300 autres découverts dans des tombes à inhumations ou à urnes cinéraires. Ce sont essentiellement des céramiques, comme les grands vases qui ont servi d’urnes, mais aussi de la vaisselle de table ou de cuisine, comme des assiettes, des cruches, des amphores et des vases à cuire. D’autres objets en verre ou en métal accompagnaient les morts dans leur ultime voyage, comme des miroirs, des bijoux, des figurines de déesse en argile blanche, des flacons à parfums et même un « biberon » gallo-romain en verre. Ce sont de précieux témoins des pratiques funéraires et cultuelles, et de la vie domestique durant l’antiquité.
L’Horloge mystérieuse de Robert-Houdin
Une colonne en verre vide de tout rouage, un magnifique socle sculpté en bronze doré, un cadran transparent dont les aiguilles semblent tourner toute seule, comme par magie…
Voici l’une des créations les plus célèbres de Jean-Eugène Robert-Houdin. Depuis sa conception en 1839, cette horloge mystérieuse n’en finit pas de fasciner.
Le petit lever
Le château royal de Blois a récemment acquis un tableau d’Ulysse Besnard, intitulé Le Petit lever au XVIe siècle, grâce au mécénat de la société des Amis du Château et des musées de Blois. Cette œuvre représente François Ier en compagnie de sa maîtresse, Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes, au lever de celle-ci. Il s’inscrit dans le courant pictural historiciste au sein duquel Ulysse Besnard a d’abord excellé, avant de se consacrer aux faïences de Blois. Le tableau illustre les liens entre la restauration du château de Blois au XIXe siècle et la production artistique néo-Renaissance de l’époque.
